Légende: L'idée RAZILY PRESIDA FAIT SON CHEMIN ;-)
UN MATIN ORDINAIRE
Ce matin du 28 mars 2009, Razily se réveilla à 05H30 du matin comme à son accoutumée; prépara le petit déjeuner pour les personnes qui lui sont les plus chères au monde sa femme, son fils et sa mère. Ils dorment encore tous du sommeil du juste dans la moiteur du moi de mars. Razily met un point d'honneur à ne pas briser la quiétude qui règne dans son appartement vétuste au mur décrépi mais tenu chaleureusement et avec goût. Si le bonheur avait une odeur alors ça ressemblerait fichtrement à cette odeur suave et discrète qui embaume les lieux. Sa femme, aide-soignante, de son état, était rentrée tard hier après qu'elle ait été réquisitionnée par Hôpital befelatanna qui manque cruellement de personnels qualifiés alors que les malades affluent en masse à cause des évènements récents. Razily ne peut s'empêcher de réprimer un dégoût manifeste. « Les évènements récents... ». Mais la respiration calme de son fils encore dans les bras de Morphée a tôt fait de l'apaiser. Depuis quelques jours, celui-ci, était cloîtré à la maison, l'école étant fermée à cause des grévistes qui réclament la libération du directeur accusé de distiller des informations subversives. Au moins dans le sommeil, on est momentanément à l'abri « des évènements récents ».
Il est temps que ça cesse se surprit Razily à dire tout bas. Son projet le tenaillait depuis un moment, son plan était limpide, c'est le seul moyen se persuade-t-il! Razily dépliait avec soin l'étendard qui dégagea aussitôt les odeurs familières de son enfance. La voix de son paternel résonne encore dans sa tête, comme si c'était hier « prends bien soin de ce drapeau mon fils, beaucoup de sang malgache ont été versés pour le défendre,... ». Sa vue s'embrume. Ainsi donc, le vieux drapeau rouge,vert, et blanc va encore jouer un rôle majeur dans la destinée du peuple malgache et du sang va encore couler ... peut-être, le sien!..
La décision de Razily a été prise depuis longtemps, sa détermination sans égale, il reste cependant une question qui le taraude. Son fils va-t-il comprendre ? Pourquoi lui ? Razily ? Pourquoi pas un autre père ? Il y a combien de pères à Madagascar ? Pourqui son fils serait-il le seul privé de père ? Razily est bien conscient que sa vie sera en danger. Il a vu de quoi la bête est capable. Il a vu les atrocités réitérées de CAPSAT. Il sait que les morts par balle sont largement sous estimés par les médias; il sait que le pouvoir détourne les cadavres de la morgue pour diminuer les chiffres officielles. Razily est conscient que les formes de tortures les plus inhumaines sont monnaies courantes dans les casernes de CAPSAT.
Et pourtant, la seule et unique préoccupation de Razily est la réaction de son fils. Comprendra-t-il?
Razily jeta un regard circulaire dans la chambre et avisa le cartable rouge d'écolier laissé négligemment sur la chaise. Il se souvint que son fils a tenu à choisir la couleur rouge. «Comme la couleur des Menalamba » avait-il péroré du haut de ses 9 ans. Les « toges rouges».
Il fouilla machinalement à l'intérieur et y trouva un cahier d'anglais. Razily ne sait pas très bien ce qu'il cherche ? Un signe, une prémonition, un encouragement? Une des pages du cahier a été écornée. Une seule phrase dans la page « Ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country… » dixit J.F.K.
Razily est un homme intelligent et rationnel. Il est loin d'être superstitieux mais à cet instant, ce fut comme une révélation, c'est tellement évident !! Razily ne se considère pas comme un héros à la recherche d'une gloire quelconque pour combler un mal être. Il n'est pas non plus un fanatique suicidaire.
Non rien de tout cela! Razily estime tout simplement que c'est son devoir de le faire car on exige beaucoup plus des gens qui en peuvent plus.
Razily sait maintenant où mettre le drapeau de son père: Dans le cartable de son fils. Il ne lui reste plus qu'à enfiler sa veste et se dirigea tranquillement vers la sortie.
Les choix ne sont jamais triviaux, celui qui affirme le contraire a déjà fait son choix mais se contente d'énumérer toutes les autres options pour se donner bonne conscience.
Razily a déjà fait son choix depuis longtemps. Toute son énergie est focalisée sur l'objectif à atteindre.
Razily est un bon joueur d'échec, il aime évaluer la position de ses pions sur un échiquier. Mais la réalité ne se laisse pas apprivoiser aussi facilement que les 64 cases de ces figurines en bois !
A quel Endroit ?
A quel Moment ?
Comment gérer la foule ?
Comment éviter les dommages collatéraux ?
Dans un mouvement de foule, les impondérables régissent les cours des évènements.
Et surtout mordront-ils à l'hameçon ?
LE PLAN D'ATTAQUE
Son objectif était simple mais diablement efficace. Sa stratégie digne des meilleurs joueurs d'échec : Sacrifier une
pièce maitresse pour faire échec et mat au roi adverse ou du moins echec à celui qui se proclame roi ;-)
Razily n'a pas d'armes et ne compte pas en utiliser. D'ailleurs, il a toujours pensé que les armes sont l'apanage des faibles. Et les CAPSAT sont armés jusqu'aux dents, derrière leurs Ray-Bans achetés aux prix forts avec leurs nouveaux salaires indexés sur la trahison de leur patrie. Le plus dur pour les CAPSAT est de ne pas pouvoir porter plus de lunettes de soleil. A quoi ça sert d'avoir tout ce pognon si personne ne les remarque. Charles (le commandant tristement célèbre de CAPSAT) a bien essayé de s'exercer devant son miroir ce matin avec un Ray-Ban et un Oakley pour se donner une double contenance. Mais jusqu'à preuve du contraire, ces lunettes ne sont pas faites pour s'emboiter. Qu'à cela ne tienne, Charles va repousser les limites du possible en attachant par leurs branches les 2 lunettes à l'aide d'une chainette en or et le tour est joué. Mais son projet était irrémédiablement voué à l' échec car les logos des marques étaient dissimulés sous la chainette. Et encore pire que d'arborer une seule lunette de soleil avec marque, c'est d'avoir des lunettes dont les logos de marque ne sont pas visibles.
C'est ainsi que muni, d'un seul Ray-ban à pavaner, Charles ordonna à sa meute de se poster devant les manifestants qui descendaient vers la place du 13 Mai après une manifestation pacifique à Ambohijatovo.
Razily n'a eu aucun problème à grossir le rang de la foule en marche qui harangue et fustige le nouveau pouvoir en place. Non pas qu'il partage intimement les doléances de la foule. D'ailleurs pour Razily, c'est « bonnet blanc et blanc bonnet». Autrement dit, c'est toujours la même pièce qu'on joue sauf que les rôles sont inversés. La pièce consiste à se doter de tous les moyens pour faire main basse sur la richesse du Pays. Ces richesses à l'état brut nécessitent un processus de transformation long et fastidieux avant de générer les profits escomptés alors on brade aux-pays-développés-toujours-la-main-sur-le-cœur-pour-aider-les-pauvres-malgaches-et-trop-content-de-pouvoir-exploiter-sans-vergogne-une-terre-aussi-bénie-des-dieux-puisque-dans-hémisphère-nord-c'est-la-pénurie-totale-et-la-concurrence-trop-rude toutes ces richesses naturelles (huiles essentielles ,pétroles, minerais, gaz, diamant, terres érables, vanilles, faunes végétales, faunes aquatiques , récifs coralliens, crevettes ..j'en passe et des meilleurs) en échange de quelques pots de vin à la hauteur de la perfidie. Si des Malgaches persistent à garder leur lopin de terre qui se trouve sur le tracé des futures exploitations d'huile de colza des étrangers alors on les expulse derechef non mais!! ces paysans malgaches!! , ils se croient maitre chez eu ou quoi ??
Bien sûr, selon les affinités étrangères avec les tenants du pouvoir, les pays développés sus-cités peuvent voir leur filouterie à grande échelle, quelque peu, disons, perturbée. Ils vont alors jouer bien involontairement la partition célèbre de la chaise musicale dont les notes principales sont « Stabilisation politique, respect des Constitutions, processus démocratique , efforts concertés pour un retour à la normale » il faut dire qu'à chaque changement de pouvoir, ces pays doivent de nouveau prodiguer des multitudes d'efforts et d'imaginations pour graisser les rouages de leurs marionnettes. C'est tellement plus facile de manipuler les mêmes marionnettes. On connait déjà leurs modes de fonctionnement, leurs grilles de salaires, leurs seuils de tolérance, bref leurs calibrages.
Toutes ces marionnettes n'amusent que ceux qui les manipulent mais les Malgaches sont loin de trouver tout cela d'une folle gaité.
Razily, pour sa part, est bien conscient de ce vandalisme à grande échelle. Il n'est pas dupe des promesses plus
mirobolantes les unes que les autres. Il faut que cela cesse aujourd'hui ! Il faut qu'il mette son plan à exécution.
Tout ce qu'il a à faire est de titiller encore un peu plus les hommes de CAPSAT dont les lunettes, décidément, semblent, être en équilibre improbable sur leur nez à cause de l'étroitesse de leur tête. Ces lunettes sont pourtant de taille standard . Enfin, bref, Razily avait décidé de pousser l'adversaire à la faute, de montrer au monde entier les ignominies injustifiées de ce régime, d'interpeller les esprits encore lucides que l'heure est grave que des innocents sont mis en prison que le CAPSAT commet des actes illégaux, que le CAPSAT est non constitutionnel et que l'autorité qui l'a nommé est caduque.
Depuis quand, marcher vers la place de 13 mai, qui n'est ni un quartier sensible sanctuaire de la sauvegarde de l'Etat, ni une zone rouge protégeant les secrets, sans arme feu, ni arme blanche, ni arme tout court d'ailleurs, muni d'un cartable bouclier brandissant un drapeau malgache constitue-t- il un crime passible d'emprisonnement ?
Vont-ils mordre à l'appât, Est ce que la ficèle n'est-elle pas trop grosse ? Même pour Charles et ses sbires imbibés d'alcool ?
CALME AVANT LA TEMPÊTE
Razily s'immobilisa un moment ; reprend son souffle et méthodiquement récupère l'étendard du fond du cartable. Il vissa celui ci sur son mât et enfila
son cartable devant lui comme un gilet pare-balle. Était-ce une légère brise !? un souffle de vent fugace !? Ou tout simplement un effet d'optique? Toujours est-il que le drapeau se mit
à se déployer gracieusement comme l'aile d'un Albatros prêt à prendre son envol. Pourtant, aux alentours, les slogans unitaires se muaient en cris perçants dispersés, la procession en ruée; la marche en débandade. Il faut
dire que la patience de Charles , à supposer qu'il en avait jamais eu, était largement dépassé depuis longtemps, l'ordre de tir résonnait aussi sec que les balles percutant les murs avoisinants,
les douilles virevoltant chauffaient la bitume. Le chaos était total. Au milieu de cette cacophonie, un homme se détacha de la foule compacte et avança tranquillement en direction des bouts de
fusils.
Tout le sens de Razily était en éveil. Tel le roi Leonidas défiant la garde prétorienne de Xercès avant de lancer sa dernière lance. Razily entama sa marche avec le drapeau toute voilure dehors au dessus de sa tête. Pour assurer son équilibre, Razily cherche à chaque pas un appui assuré sur le goudron infesté de nid de poule. Garder l'équilibre !! et vaille que vaille. Les balles sifflent à ses oreilles ; Ses muscles réagissent involontairement quand la proximité des projectiles devient trop pressante. C'est donc involontairement qu'il sursaute à plusieurs reprises. Les bidasses de CAPSAT commencent à fulminer de rage. « Ataovy minana ny .. » « tonga dia tifiro.. » ils savent bien que leurs tirs seraient injustifiés et que l'excuse de la balle perdue sera dure à soutenir car la cible est bien là en évidence, remarquable avec son drapeau qui nargue et son cartable d'écolier rouge en guise de bouclier. Hors de question de le blesser...........pour le moment............
Razily sait que le moment est crucial, que ces quelques pas sont déterminants, une fois arrivée de l'autre côté, il aura
gagné la partie, le roi adverse ne pourra plus refuser son sacrifice et ainsi, en toute logique, il mettra son adversaire « échec et mat » car les Malgaches vont se révolter, les Malgaches ne pourront plus se voiler les yeux ni se boucler les oreilles. Les Malgaches auront vu
l'allusion à Menalmaba, jadis devant les colons! les Malgches auront vu le drapeau symbole de l'unité nationale mis à mal par une poignée d'individus sans fois ni lois. Razily n'a aucun doute
là-dessus, ce n'est qu'une question de temps.
LA MARCHE DE L'EMPEREUR
Pour le moment, Razily avance à pas millimétrés, c'est la partie la plus dangereuse de son projet. La théorie des balles perdues, maintes fois
ressassée, par les bidasses pèse encore sur son épaule comme l'épée de Damoclès. Razily est conscient que, paradoxalement, sa chance de survie est proportionnelle à la distance qui le sépare des CAPSAT.
Tout d'un coup Razily, réalise qu'il y a un élément important dans son projet qu'il a failli oublier. Le public, les medias, les témoins, les rapporteurs, il faut donner du temps au public de témoigner, de décrire, de relater, de prendre des photos, d'enregistrer , de filmer !! Oui, un film de la marche de Razily pour étayer la preuve de l'illégalité de la HAT. Une pièce à conviction. Razily ne doute pas qu'un avocat malgache pourrait facilement monter un dossier à charge. Non, Razily n'en doute pas une seconde, pour le moment, il se concentre sur ce qu'il a à faire, il se concentre sur sa part de travail , il ne peut pas tout faire, à d'autres de prendre la relève par la suite. D'ailleurs si le Roi prend le sacrifice, il serait dans l'impossibilité d'agir mais il compte sur au moins un parmi les 15 millions de Malgaches pour prendre la relève. Comme dans toutes les guerres, chaque poste est un poste stratégique. Razily ne sera pas le maillon faible.
Donc, il faut gagner du temps. Mais c'est Razily qui contrôle la situation du début jusqu'à la fin. C'est lui qui imprime le rythme des évènements. S'il court, les CAPSAT vont tirer comme des dératés s'il s'arrête ils vont s'arrêter pour se creuser les méninges. Ils vont rendre compte de la situation au sous chef qui à son tour va expliquer l'inexplicable à Charles. Ce dernier, comprenant que quelque chose lui échappe va en jeter ses Ray-Ban par terre fou de rage. La colère est le signe extérieur d'imbécillité et Charles en a de la colère à revendre. Heureusement pour lui, l'autre paire était dans sa poche, son honneur est sauf rien de plus humiliant qu'un chef sans lunettes de soleil à exhiber dans la grisaille du matin.
Pour Razily, la situation est claire, il a décidé de faire une pause. Les CAPSAT se mordent les doigts, s'agitent dans tous le sens, trépignent sur place mais doivent attendre le bon vouloir de Razily. C'est lui qui décide de la suite à donner.
Les tirs deviennent de plus en plus sporadiques. Une balle, cependant, a touché le drapeau et l'onde de choc s'est
répercuté sur tout le corps de Razily qui s'est mis à sursauter comme jamais depuis la marche. C'était moins une comme dirait l'autre. Les secousses de l'impact continuent encore de
résonner dans sa chaire et dans son âme, Razily a failli tout lâcher et détaler comme un lapin. Toutes ses certitudes se dissipaient comme une flaque d'eau dans le désert de Sahara.
Sa respiration devient de plus en plus saccadée, la clameur de la foule, à 100 mètres derrière, lui arrive comme une vague déferlante. Razily commence à perdre pied. Sa main serre de plus en pus
fort le cartable de son fils et le drapeau troué flottait légèrement sur son visage comme une douce caresse. Une voix s'élève, plus dominatrice que les autres, plus familière que les autres; Une
voix qui détonne avec le vacarme ambiant.
Les bidasses ont senti la soudaine faiblesse de Razily. Comme tous les bêtes sanguinaires qui sentent la défaillance de leur proie les CAPSAT retrouvent leurs confiances perdues; après tout, ils sont 15 fois plus nombreux et 30 fois plus armées (2 Kalachnikov par personne, on n'est jamais assez prudent surtout devant un homme desarmé). Les rires deviennent moins crispés .
La voix que Razily entend vient de l'intérieur « prends bien soin de ce drapeau mon fils, beaucoup de
sang malgache ont été versés pour le défendre.. » ..« prends bien soin de ce drapeau mon fils, Beaucoup de sang malgache ont été versés pour le défendre.. »
RAZILY CE HEROS
Razily était resté immobile mais quelque chose avait changé en lui. Son regard était différent, sa posture était plus
assurée. L'héroïsme n'est pas gratifié à la naissance mais se mérite par les actes. Razily en est la preuve vivante ce 28 mars 2009
Les bidasses se recroquevillent de nouveau et les menaces fusent à tout rompre. Un bon indicateur de niveau de crainte d'un individu est le nombre de menace qu'il profère surtout quand il est lourdement armé.
Razily était tout sauf seul ce matin là. Son père, son grand père et toute sa lignée ont aussi répondu à l'appel comme un seul homme. Ils vont porter le coup fatal à l'ennemi. Razily était ému. Ainsi donc, c'est à lui que revient l'honneur de porter le dernier flambeau. Le drapeau s'agitait de nouveau. Il est prêt. Il est serein. Sa présence en ce lieu n'est pas fortuit. Il est le produit de ces ancêtres qui ont jadis lutté contre l'oppression. Il porte en lui l'espoir de toute sa lignée. De son père, de son grand-père, de ses ancêtres. Il sait qu'il ne les décevra pas et ils sont tous venus pour le soutenir pour l'encourager. Razily n'a jamais été aussi sûr de son acte. C'est grâce à eux qu'il est là aujourd'hui et c'est aussi pour eux qu'il est là. Il rééquilibre d'un coup d'épaule le cartable de son fils. Non, décidément, il n'est pas seul. La relève aussi est assurée.
Au même moment, le fils de Razily (Razily kely) a été tiré de son sommeil par les sanglots de sa mère qui tient entre ses mains un petit bout de papier sur lequel est écrit: « Je vous aime tous, quoi qu'il arrive, prends bien soin de notre fils... » Mais ce qui étonne, Razily kely, c'est le papier sur lequel ces mots ont été écrits. Sur le bureau, il y avait d'autres papiers blancs immaculés. Pourquoi, son père, a-t-il pris la peine de découper ce papier de son cahier d'anglais. Il jette un coup d'œil rapide sur son cahier et découvre la citation de John Fitzerald Kennedy lors de son discours inaugural en 1961. Il se surprit à traduire à haute voix le fameux discours : Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays . Razily kely a, toujours, écouté et appris avec soin les valeurs que son père lui a inculquées: droiture, courage, Patrie, Devoir, Etat, sacrifice, amour, dignité mais ce matin Razily kely a enfin assimilé.
Et il a deviné que le drapeau de son grand-père n' était plus à sa place.
Ce jour là, Razily kely aussi est prêt.
Pendant ce temps, Razily a repris le contrôle de la situation. Il ne lui reste plus qu'à planter la dernière estocade. La victoire est à portée de main. Il avança d'un pas décidé. De ce geste, Razily a scellé la fin du règne des « Fanjakan'ny Baroa »
EPILOGUE A TROUVER
Le reste on le connait, on l'a vu, et revu; On l'a analysé, disséqué, commenté mais on n'a pas agi.
Razily a fait son devoir, il nous a remis la preuve du comportement illégal des CAPSAT et par voie de commandement hiérarchique de Charles et de ce gouvernement de transition.
Entendons nous bien, les autres arrestations effectuées par les CAPSAT sont aussi condamnables mais la différence est que la HAT peut exhiber leur mandat d'arrêt signé par le Procureur de la république. Oh bien sûr, c'est un document caduque tant par le fond que par la forme mais son seul existence peut rendre difficile les attaques frontales.
Mais ici autant que je sache:
-
Il n'y a pas eu de mandat d'arrêt contre Razily
-
Il n'y pas eu effraction de loi malgache
-
il 'ny pas atteinte à la sûreté nationale
-
il n'y pas perturbation de l'ordre public (au contraire le drapeau est un appel à l'unité nationale et la marche pacifique )
par contre:
-
il y a eu menace de mort (intégrité physique de Razily menacée)
-
intimidation avec coup de feu
-
Tentative de meurtre avec préméditation
-
Violence aggravée et passage à tabac
-
Torture physique et morale
-
Répression avec brutalité
-
Kidnapping, sequestration,
-
etc.
Les preuves à charge sont accablantes. Razily a bien fait son travail mais il ne peut pas tout faire.
Je ne suis pas avocat, je ne connais pas les subtilités de la loi ni les instances compétentes en la matière mais je mettrai ma main à couper qu'un avocat digne de son nom peut saisir ce dossier et déposer une plainte en bonne et due forme auprès d'un tribunal pénal ou bien, s'il faut en arriver là, auprès de la Cour Internationale de Droit de l'Homme.
Des chefs d'Etat africain pourront être jugés en France pour avoir acquis des appartements en France après avoir dilapidés leurs pays.Personne n'est au dessus de la loi. Alors on pourra être défaitiste, fataliste un autre jour mais pas en ce moment, pas en cette période extraordinaire où un président noir a été élu dans un des pays le plus capitaliste du monde. Pas en ce moment où les fraudeurs financiers les plus éculés rendent des comptes à la justice.
L'acte de Razily n'est pas dénué de subtilité! Actuellement, les hommes politiques sont arrêtés en grande partie à cause de leurs affiliations à tel ou tel régime. Ici, en l'espèce, Razily est apolitique, il n'a aucune affiliation revendiquée. Donc les inepties habituelles du gouvernement : Propagande négative, incitation à la haine ou encore coup d'état ne tiennent plus la route.
Ce qui laisse le champ le libre à son eventuel avocat de plaider juste la cause d'un citoyen ordinaire arrêté sans aucun mandat d'arrêt et détenu prisonnier jusqu'à ce jour sans aucune autre forme de procès (au sens propre)
Les preuves à charge sont consignées sur le portable des jeunes (témoins oculaires) qui d'après leurs dires ont relevé la plaque d'immatriculation de la fameuse 4*4 blanche. Le propriétaire sera vite connu. Son appartenance au CAPSAT indéniable. A ce stade, les preuves sont éloquentes pour accuser la HAT de complicité de Kidnapping et la libération de Razily président à portée de main.
Plus facile à dire qu'à faire me rétorqueriez vous ?
Je vous assure, je suis peut-être un rêveur invétéré, un incorrigible ingénu !
La complexité de la situation m'échappe!?? sûrement! Mais je pense ne pas me tromper en affirmant que C'EST RAZILY QUI A FAIT LE PLUS DUR et il continue de le faire à l'heure ou je
mets ce point final.